Site de l'Association Française des Diabétiques

S'abonner à flux Site de l'Association Française des Diabétiques
Mis à jour : il y a 1 semaine 4 jours

Masques : un premier pas de la Haute Autorité de Santé pour leur remboursement pour les personnes vulnérables

ven, 07/03/2020 - 17:39
Masques : un premier pas de la Haute Autorité de Santé pour leur remboursement pour les personnes vulnérables admin 03/07/2020
Catégories: Diabète

C’est l’été : ralentissez et inscrivez-vous à notre programme Slow Diabète !

mer, 07/01/2020 - 17:18
C’est l’été : ralentissez et inscrivez-vous à notre programme Slow Diabète ! admin 01/07/2020
Catégories: Diabète

Canicule, fortes chaleurs et diabète : soyez prudents

mar, 06/30/2020 - 12:32
Canicule, fortes chaleurs et diabète : soyez prudentsadmin 30/06/2020
Catégories: Diabète

Ségur de la Santé – Les propositions de la Fédération Française des Diabétiques

ven, 06/26/2020 - 13:04
Ségur de la Santé – Les propositions de la Fédération Française des Diabétiques admin 26/06/2020
Catégories: Diabète

Une nouvelle consultation médicale à destination des patients diabétiques !

lun, 06/22/2020 - 15:54
Une nouvelle consultation médicale à destination des patients diabétiques !admin 22/06/2020
Catégories: Diabète

Découvrez notre menu Brunch estival

lun, 06/22/2020 - 14:19
Découvrez notre menu Brunch estivaladmin 22/06/2020
Catégories: Diabète

« Pour quelques barres de chocolat » : le film disponible en VOD (vidéo à la demande)

ven, 06/19/2020 - 15:59
Pour la réalisatrice Vanessa Gauthier, le diabète de type 1 est son « compagnon de vie » depuis l’âge de 7 ans. En 2016, elle réalise son premier film documentaire sur le vécu de jeunes patients diabétiques sorti en juin 2016 « Pour quelques barres de chocolat ».

Tourné à hauteur d’enfants, le film révèle leur perception de la maladie et dresse avec émotion et justesse le portrait d’une enfance pas tout à fait comme les autres. Il s’agit ici de montrer le quotidien d’une réalité particulière, tout en la dédramatisant.

Vanessa Gauthier évoque cette expérience humaine et cinématographique : « J'avais 7 ans lorsque c'est arrivé. Je fais partie des 350 millions de personnes dans le monde atteintes d'une drôle de maladie invisible...le diabète. A cet âge, on n'y comprend pas encore grand-chose mais à écouter les adultes, on se dit que c'est du sérieux. A l'époque, je suis partie dans une colonie pas tout à fait comme les autres pour apprendre et partager avec d'autres enfants comme moi. Aujourd'hui, je repars sur ces lieux, accompagnée de 52 enfants de 6 à 11 ans, pour montrer leur quotidien, tenter de mettre des mots et cerner la dualité du “être” / “être diabétique” qui les habite. » « Pour quelques barres de chocolat » est l’évocation d’une perte de l'innocence et l'histoire d'un apprentissage collectif : un voyage initiatique.

Avec ce film à la fois tendre et puissant, Vanessa Gauthier veut donner accès à la complexité du diabète : « cette maladie à la fois invisible et très contraignante, assez mystérieuse pour la plupart des gens. »

« Pour quelques barres de chocolat » a reçu le soutien de la Fédération Française des Diabétiques et a remporté le prix « Talents de Patients » en 2016 et 2017.

Infos pratiques :

Pour voir le film sur la plate-forme VIMEO : vimeo.com/ondemand/pqbc
Prix de la location du film en VOD : 5,94€ pour 48 heures

Disponible aussi en DVD

Pour suivre l’actu du film sur la page Facebook

 

Actualités
Catégories: Diabète

« Pour quelques barres de chocolat » : le film disponible en VOD (vidéo à la demande)

ven, 06/19/2020 - 08:49
« Pour quelques barres de chocolat » : le film disponible en VOD (vidéo à la demande)admin 19/06/2020
Catégories: Diabète

Le service de lignes d’écoute de la Fédération Française des Diabétiques

jeu, 06/18/2020 - 17:21
Dès le début de l’épidémie de Covid 19, le Siège national et les associations membres se sont mobilisés pour apporter aide et soutien aux personnes touchées par le diabète. En complément des actions habituellement menées sur le terrain qui ont dûes être adaptées aux consignes sanitaires par les associations, deux lignes d’écoute solidaire et psychologique sont opérationnelles depuis le 4 mai 2020. Ceci afin de faire face à la hausse importante du nombre d’appels et apporter des réponses adéquates aux besoins des personnes.

La mise en place de la ligne Ecoute Solidaire a été possible grâce à l’enthousiasme des premiers Bénévoles Patients Experts qui ont souhaité donner de leur temps pour permettre  à leurs pairs d’exprimer leurs inquiétudes, d’obtenir des informations, de partager leurs difficultés. La ligne Ecoute Solidaire permet aux personnes d’exprimer au mieux leurs émotions et leurs interrogations en cette période de crise sanitaire inédite dans un climat de confiance accueillant et sécurisant.

Quelles sont les raisons des appels des patients et que viennent-ils chercher auprès des écoutants ?

« Des personnes inquiètes de leur surpoids, des questions sur le matériel, des craintes liées au déconfinement et les retrouvailles avec des proches...» - Jacky, Bénévole Patient Expert

« Les raisons des appels sont variées : à 90 % en relation avec la crise sanitaire, la reprise du travail, la crainte de sortir, la reprise des consultations. Les personnes ont simplement envie de parler pour se rassurer, toujours dans des échanges très chaleureux. » - Eric, Bénévole Patient Expert

Les patients viennent chercher une écoute active basée sur l’empathie dépourvue de jugement.

« Ca fait du bien de se savoir écouté et compris avec beaucoup d'empathie »André

  « Je suis très contente d'avoir parlé avec quelqu'un comme moi » Anne-Marie

Un service disponible jusqu’à la fin de l’année 2020

Grâce à ces lignes d’écoute, c’est une véritable chaîne de solidarité qui a vu le jour il y a quelques semaines et qui se prolongera jusqu’à la fin de l’année 2020.

Vous avez besoin de parler à une autre personne atteinte de diabète comme vous, formée à l’écoute ?

Appelez le : 01 84 79 21 56, du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Vous êtes profondément angoissée et vous souhaitez parler à un psychologue ?

Appelez le : 01 84 78 28 13, tous les jours 24/24h.

La Fédération vous accompagne pour vivre au mieux avec votre diabète.

Nous vous proposons de bénéficier d’une écoute bienveillante et sans jugement, de trouver du réconfort, de pouvoir parler de vos inquiétudes Elle saura, avec vous, trouver concrètement les solutions pour faire face aux difficultés que vous pouvez rencontrer autour de votre diabète.
 

Crédit photo : © Adobe Stock

Actualités
Catégories: Diabète

Le service de lignes d’écoute de la Fédération Française des Diabétiques

jeu, 06/18/2020 - 08:55
Le service de lignes d’écoute de la Fédération Française des Diabétiquesadmin 18/06/2020
Catégories: Diabète

Déconfinement : Retour à l’école et au collège obligatoire

mar, 06/16/2020 - 14:03
Déconfinement : Retour à l’école et au collège obligatoireadmin 16/06/2020
Catégories: Diabète

Déconfinement : Retour à l’école et au collège obligatoire

mar, 06/16/2020 - 14:03
Suite à l’annonce de l’accélération du déconfinement ce dimanche par le Président de la République Emmanuel Macron, les crèches vont réouvir et tous les élèves vont devoir reprendre le chemin de leur établissement scolaire (collèges, primaires, maternelles) à partir du 22 juin prochain, « de manière obligatoire ».

Dans une lettre aux parents et aux professionnels de l’enfance datant du 27 mai dernier, la Société Française de Pédiatrie (SFP) plaidait pour un retour des enfants dans leur établissement scolaire, y compris pour ceux ayant une maladie chronique « les connaissances accumulées depuis ces 2 derniers mois confirment que l’infection à COVID-19 est une maladie bénigne chez la quasi-totalité des enfants, les enfants ont besoin d’interactions sociales pour se développer. Il y a donc beaucoup plus de bénéfices que de risques à la reprise de la vie en collectivité. ».

Selon les différentes sociétés savantes pédiatriques « il faut favoriser le retour dans leur établissement scolaire de tous les enfants ayant une pathologie chronique, car bénéfique pour leur santé, leur bien-être et leur avenir. Différer ce retour apparait sans avantage pour la prise en charge de leur maladie. La poursuite d’une scolarisation à domicile ne peut concerner que quelques cas particuliers, sur avis du médecin traitant ».  

Les pédiatres saluent donc la réouverture des écoles en précisant que le port du masque dans les crèches, les écoles maternelles et primaires n’est ni nécessaire, ni souhaitable, ni raisonnable pour les enfants et que les mesures barrières reposent pour les enfants essentiellement sur le lavage des mains à l’eau et au savon.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l’association d’Aide aux Jeunes Diabétiques : https://www.ajd-diabete.fr/.

Sources :
Société Française de Pédiatrie. Enfants en collectivité et COVID-19 : Lettre aux parents et aux professionnels de l’enfance, 27/05/2020.
Disponible sur : https://www.sfpediatrie.com/sites/www.sfpediatrie.com/files/medias/documents/lettre_aux_parents_version_definitive.pdf

Société Française de Pédiatrie et sociétés de spécialités pédiatriques. Propositions pour favoriser le retour des enfants avec maladies chroniques dans leur établissement scolaire, 26 Avril 2020.
Disponible sur :
https://www.sfpediatrie.com/sites/www.sfpediatrie.com/files/medias/documents/propositions_sfp_pathologies_chroniques.pdf

Pr Christophe Delacourt, Président de la Société Française de Pédiatrie, Pr Christèle Gras-Le Guen, Secrétaire Général de la Société Française de Pédiatrie, Pr Emmanuel Gonzales, Président du Conseil scientifique de la Société Française de Pédiatrie. Covid-19 : 20 présidents de sociétés savantes de pédiatrie réclament le retour des enfants à l'école, 13 Mai 2020.
Disponible sur :
https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/sante-publique/covid-19-20-presidents-de-societes-savantes-de-pediatrie-reclament-le-retour-des-enfants-lecole

 

Actualités
Catégories: Diabète

Diabète et maladie du « foie gras » non alcoolique

lun, 06/15/2020 - 17:29
Diabète et maladie du « foie gras » non alcooliqueadmin 15/06/2020
Catégories: Diabète

Diabète et maladie du « foie gras » non alcoolique

lun, 06/15/2020 - 17:29
Si l'on connait bien les risques qu'un diabète déséquilibré fait courir au niveau du cœur, des artères et des reins, on sait moins que le foie est menacé par l'hyperglycémie chronique. Les personnes diabétiques de type 2 (ayant généralement un syndrome métabolique) ont un risque élevé de développer des maladies métaboliques du foie (stéatose hépatique non alcoolique, stéatohépatite non alcoolique). Etant une maladie silencieuse, l'enjeu est de pouvoir la dépister de façon précoce pour la prévenir ou retarder son évolution. La Fédération Française des Diabétiques fait le point avec le Pr Laurent Castéra, hépatologue dans service d’hépatologie de l’hôpital Beaujon à Clichy, Université Paris Diderot. La Fédération : « Qu’est-ce que la maladie du foie gras (non liée à alcool) ? (NAFLD/ NASH) »

Le Professeur Laurent Castera : «  La maladie du foie gras est définie par la présence de gras dans le foie, la stéatose hépatique,ce que les anglo-saxons appellent la NAFLD (nonalcoholic fatty liver disease). Le terme « maladie du soda », a été également utilisé dans les médias mais je le trouve un peu réducteur car si les sodas peuvent induire la maladie du foie gras, c’est surtout la malbouffe qui est la plus souvent responsable. Les gens ont tendance à penser que c’est le gras qui est responsable du foie gras mais ce sont plutôt les sucres cachés, présents dans les aliments ultra-transformés. La maladie du foie gras atteint environ 25% de la population générale. La difficulté en fait, comme pour toutes les maladies du foie, c’est qu’elle n’entraîne aucun symptôme. C’est le syndrome du Dr Knock : « tout bien portant est un malade qui s’ignore ».

La maladie ne donnant aucun symptôme, le diagnostic est suspecté soit d’après l’augmentation des transaminases (bilan sanguin), qui ne sont pas un très bon marqueur, soit plutôt à l’échographie, en tenant compte du contexte et des facteurs de risque. En effet en pratique le contexte est extrêmement important. Pour vous donner un ordre d’idée, si vous avez moins de 50 ans et aucun facteur de risque du syndrome métabolique, votre risque est inférieur à 10%. Si au contraire vous avez plus de 50 ans et tous les éléments du syndrome métabolique, votre risque est supérieur à 90 %, donc c’est parlant ! Chaque facteur de risque du syndrome métabolique : l’obésité, le diabète, l’hypertension artérielle, et la dyslipidémie augmente le risque de façon linéaire.

La forme avancée et active de la maladie s’appelle la NASH (non alcoolic steatohapatitis) et concerne environ 10 % des patients ayant une stéatose. Dans ce cas, il y a non seulement du gras mais également une inflammation des cellules du foie avec le risque de développer une fibrose hépatique, voire une cirrhose. Les patients concernés sont à risque d’évoluer vers des complications et notamment le développement d’une cirrhose, voire d’un cancer du foie. Le challenge c’est de repérer les patients à risque.

La Fédération : « Pourquoi la maladie du foie gras métabolique est-elle étroitement liée au diabète de type 2 ? »

Le Professeur Laurent Castera : « 1er élément de réponse : Les diabétiques de type 2 ont souvent des facteurs du syndrome métabolique et donc cumulent les facteurs de risques. Deuxième élément de réponse : la stéatose, c’est la manifestation hépatique du syndrome métabolique dont le dénominateur commun est l’insulino-résistance. Celle-ci entraîne l’accumulation d’acides gras dans le foie et donc la stéatose. Quand on a un diabète de type de 2, on est plus à risque d’avoir une NAFLD, quand on a une NAFLD on est plus à risque de développer un diabète. C’est une relation dans les deux sens. » On estime que plus de 50% des personnes diabétiques de type 2 ont une NAFLD.

La Fédération : « Question intermédiaire : les personnes diabétiques de type 1 sont-elles autant à risque ? »

Le Professeur Laurent Castera : « Oui,  potentiellement, ce n’est pas le cas de figure le plus fréquent mais, oui. Bien sûr le plus souvent ce sont des personnes diabétiques de type 2.

La Fédération : « Comment la dépister chez les personnes diabétiques ? »

Le Professeur Laurent Castera : « La maladie est plus sévère chez les personnes diabétiques. Et il y a aussi clairement un lien avec l’équilibre du diabète c’est-à-dire si votre diabète est mal équilibré avec une hémoglobine glyquée élevée, là aussi vous êtes plus à risque d’avoir une NAFLD, probablement une NAFLD plus sévère. Il y a aussi une corrélation avec les autres complications du diabète et la prévalence de la NAFLD. Cela justifie vraiment une recherche systématique grâce à l’échographie. Et lorsqu’il y a une stéatose, je pense qu’il faut aller plus loin pour évaluer la sévérité de la fibrose grâce à  l’utilisation de méthodes non invasives. Celles-ci comprennent un score sanguin appelé le FIB 4 et la mesure de l’élasticité hépatique avec le FibroScan. Celui-ci ressemble à une échographie et permet de faire le diagnostic minute de cirrhose en consultation. La plupart des services de diabétologie n’en sont pas encore équipés. Lorsqu’on suspecte une cirrhose, il faut adresser le patient à un hépatologue et discuter une biopsie du foie.».

La Fédération : « Comment la prévenir et la traiter ? »

Le Professeur Laurent Castera : « Il faut la dépister pour essayer de la prévenir et la traiter. Les seules mesures qui ont fait la preuve de leur efficacité sont ce qu’on appelle les mesures hygiéno-diététiques, dont la Fédération Française des Diabétiques est très familière, en particulier, la réduction pondérale en adoptant un régime approprié et une activité physique régulière. Ainsi, il a été montré dans plusieurs études, qu’à partir d’une réduction de 10 % du poids initial et au-delà, la stéatose disparait complétement avec  une résolution de la NASH dans 90 % des cas et une amélioration de la fibrose, d’un stade au moins dans environ 30 à 40 % des cas. La mauvaise nouvelle c’est que malheureusement la proportion de patients qui sont capables d’atteindre cet objectif de 10 % est limitée, en général de moins de 10%. C’est la raison pour laquelle sont développées des approches pharmacologiques avec de très nombreuses molécules actuellement en cours d’évaluation dans des essais thérapeutiques. Il y a 8 études de phase 3 en cours, ce qui signifie que l’on peut espérer raisonnablement avoir des nouveaux traitements sur le marché prochainement.

En l’absence de traitement médicamenteux, la prévention est très importante : cela signifie dépister la maladie notamment chez les personnes diabétiques.  Le contrôle des facteurs de risque est également important : c’est-à-dire équilibrer le diabète, contrôler le poids et traiter bien sûr l’hypertension artérielle et les dyslipidémies. Je précise que la principale cause de mortalité chez ces patients, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce sont les complications cardiovasculaires, comme pour les personnes diabétiques : donc infarctus du myocarde et AVC…

La Fédération : « C’est important de le savoir, d’où le contrôle des autres facteurs de risques ? »

Le Professeur Laurent Castera : « Exactement c’est pour cela que je vous en parlais dans le chapitre sur la prévention, ce n’est pas une vision purement d’hépatologue, c’est une vraie vision comme vous avez en diabétologie c’està-dire de traiter tous les facteurs de risque. C’est une hygiène de vie et puis une maîtrise de tous les facteurs.

La Fédération : « Donc que conseillez-vous concrètement aux patients diabétiques ? Notamment aux personnes diabétiques de type 2 soignées principalement par leur médecin généraliste. »

Le Professeur Laurent Castera : « Je leur conseillerais d’en parler à leur médecin généraliste car j’ai remarqué que ceux-ci connaissent en général assez mal cette maladie. C’est très important de sensibiliser les personnes diabétiques mais aussi le grand public. Donc si vous avez des facteurs de risque, surpoids (la moitié de la population), obésité (17%), il ne faut pas hésiter à aller voir son médecin traitant. Comme je l’ai souligné précédemment, plus il y a de facteurs de risque plus la probabilité est grande. La première étape c’est d’effectuer un bilan hépatique, c’est-à-dire un dosage des transaminases et des gamma GT et une échographie hépatique. Ensuite s’il y a une stéatose à l’échographie, il faut faire une évaluation de la sévérité de la maladie avec le FIB-4. C’est un test très simple, basé sur une formule gratuite, qui comprend l’âge, le taux de plaquettes et les transaminases, que l’on peut calculer en ligne avec un résultat immédiat. Les patients à risque, (ceux ayant un FIB-4 > 1,3) devraient être orientés vers un spécialiste pour des examens plus approfondis. Je recommande aux autres patients (ceux ayant un FIB-4< 1,3) qui n’ont pas besoin d’un hépatologue, de continuer à suivre les mesures hygiéno-diététiques et de bien contrôler leur diabète. L’enjeu majeur est donc de repérer les patients à risque suffisamment tôt pour une prise en charge spécialisée précoce pour prévenir, voire retarder l’évolution de la maladie. »

 

Pour en savoir plus sur le diabète et les maladies du foie, téléchargez notre livret Diabète et maladies du foie : connaître et prévenir les complications sur votre espace personnel.

Attention :  pour accéder à votre espace personnel vous devez être abonné à notre newsletter, si ce n'est pas la cas :

Je m'inscris à la newsletter

 

Crédit photo : @ Adobe Stock

 

Actualités
Catégories: Diabète

Rupture dans le parcours de soin : retrouvez le témoignage de Benoît

ven, 06/12/2020 - 16:47
" Durant cette période de Covid-19, le message concernant la continuité des soins pour les patients en maladie chronique m'a mis mal à l'aise. Il laissait entendre que les patients n'allaient pas à leur rendez-vous par peur d'être contaminés alors que je voyais dans ma famille, des exemples de rendez- vous annulés.

Mon père a vu son rendez-vous de cardiologie annulé. Ma mère s'est fait opérer de la cataracte avant le confinement. Un rendez-vous ophtalmologique était prévu début avril pour définir des lunettes adaptées à sa « nouvelle » vue. Le rendez-vous a été annulé et aucune date de report ne pouvait être programmée. Elle s'est donc retrouvée confinée à la maison sans pouvoir lire. Heureusement depuis le 11 mai les choses s'arrangent à petits pas... »

La Fédération vient de lancer une campagne #revoirsonmedecin qui invite tous les malades chroniques à retourner voir leur médecin au plus vite afin qu’il n’y ait pas de rupture dans leur parcours de soins.

Vous aussi, vous souhaitez partager votre vécu de cette période par rapport à une rupture de parcours de soins ?

Je partage mon histoire :
Je témoigne

 

Actualités
Catégories: Diabète

Suivez notre session en direct le 17 juin de 18h à 18h30 : déconfinement, comment retrouver l’équilibre glycémique ?

jeu, 06/11/2020 - 13:59
Depuis la fin du confinement, 4 personnes touchées par une maladie chronique sur 10 ne sont pas retournées voir leur médecin généraliste. A l’heure où la France a entamé la deuxième phase du déconfinement, vous êtes encore nombreux à vous poser la question : « Comment retrouver ou maintenir son équilibre glycémique en termes d’alimentation, d’activité physique et de prise de traitements ? »

Le docteur Boris Hansel, endocrinologue-diabétologue et nutritionniste à l’hôpital Bichat à Paris et Anne Brodin, patiente experte et bénévole de l’Association des Diabétiques de la Sarthe vous proposent des réponses concrètes à cette question. Cette période de déconfinement et de reprise d’activité peut être propice à garder les changements d’habitude de vie bénéfiques qui ont été pris, de faire un bilan sur sa santé,  de continuer à s’occuper de soi et de revoir son médecin / ses professionnels de santé.

N’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires Facebook. Vous pouvez également nous suivre sur Youtube.
 

Pour suivre notre direct du 17 juin :

​ la page Facebook de la Fédération
 

​   ou sur notre chaine Youtube

 

ou sur cette page

Actualités
Catégories: Diabète

#revoirsonmedecin

jeu, 06/11/2020 - 09:56
Le 11 juin, la Fédération Française des Diabétiques (avec 4 autres associations impliquées dans les maladies cardio-métaboliques) lance une campagne nationale qui invite tous les malades chroniques à retourner voir leur médecin au plus vite.

Depuis la fin du confinement, 4 personnes touchées par une maladie chronique sur 10 ne sont pas retournées voir leur médecin généraliste.

C’est ce que révèle un sondage¹ réalisé par l’Institut B3TSI pour la Fédération Française des Diabétiques et ses quatre partenaires Alliance du Cœur, Le Collectif National des personnes atteintes d’obésité, La Fondation pour la recherche sur l’HTA et la Société Française de Santé Digitale. Ce sondage porte sur 2 400 personnes touchées par une maladie chronique en France (du 29 mai au 8 juin 2020) au niveau national et régional. La surcharge de travail des soignants et la crainte de propager le virus ont éloigné les patients chroniques, davantage vulnérables, de leurs professionnels de santé. Or, poursuivre son traitement, ses soins habituels et consulter son médecin et ses soignants est primordial pour les 15 à 20 millions de malades chroniques en France.

Des malades chroniques en danger

A la question « depuis la fin du confinement, avez-vous consulté un médecin généraliste ou pris rendez-vous pour des soins courants ? », 41 % des sondés ont répondu par la négative et n’ont pas encore consulté. Parmi eux, 29 % ont envisagé de le faire dans les 4 prochaines semaines mais 12 % des patients chroniques affirment que « non, je ne l’envisage pas encore ». Cette affirmation est très inquiétante, s’alarme le vice-président de la Fédération Française des Diabétiques, Jean-François Thébaut « nous redoutons l’explosion des complications liées aux maladies chroniques, aux maladies cardio-métaboliques, à l’hypertension artérielle, à l’obésité et même au retard pris pour le dépistage des cancers et qui vont d’un seul coup resurgir tous ensemble. Comme l'indique le Collège de médecine générale, « il s’agit d’une véritable bombe à retardement car la maladie chronique est sournoise et très insidieuse ».

Des comportements disparates en fonction des régions

Des Hauts-de-France à l’Occitanie, de la Bretagne au Grand-est, en passant par le Centre-Val de Loire ou la Bourgogne-Franche-Comté, qu’il s’agisse de zone rouges ou vertes, le confinement et le déconfinement n’ont pas eu les mêmes impacts pour les personnes touchées par une maladie chronique. Les résultats détaillés du sondage par région à découvrir dans le communiqué de presse.

Consultation ou téléconsultation, l’important est de reprendre contact avec son médecin

Pendant le confinement, 24 % des Français atteints de maladies chroniques ont consulté leur médecin généraliste et 28 % ont consulté leur spécialiste en téléconsultation. Un résultat qui montre la confiance qui s’est installée vis-à-vis de la téléconsultation et la nécessité de poursuivre ce mode de consultation.

D’autre part, le sondage relève que ce sont les citadins (13 % habitent dans une commune de plus de 100 000 habitants) et les jeunes (27 % des répondants ont entre 18 et 29 ans) qui ont été les plus nombreux à téléconsulter.

Éviter la propagation du virus et la surcharge de travail des soignants : les principales raisons du renoncement au soin

Les résultats du sondage mettent en relief les raisons qui ont conduit et qui conduisent toujours les personnes atteintes de maladies chroniques à ne pas consulter. Il s’agit tout d’abord d’éviter la propagation du virus pour 35 % d’entre eux et d’éviter la surcharge de travail de son médecin ou de son hôpital pour 36 %. Selon Jean-François Thébaut, vice-président de la Fédération Française des Diabétiques « les patients ne veulent pas déranger leurs soignants avec leur maladie, ils pensent qu’il y a bien plus grave qu’eux et qu’ils passeront après. Pourtant le suivi d’une maladie chronique comme le diabète par exemple, est primordial pour éviter des aggravations. Il est donc urgent pour ces personnes de retourner voir leur médecin et de poursuivre leur suivi médical ».

#revoirsonmedecin, une campagne pour toutes les personnes atteintes d’une maladie chronique

 « Maintenant, prenez soin de vous, prenez rendez-vous, en consultation ou téléconsultation » : un message et un visuel simples, un ton bienveillant, une invitation à l’action : la campagne se décline à partir du 11 juin sur les réseaux sociaux via les associations de patients et les structures scientifiques qui la soutiennent et de nombreux autres acteurs associatifs qui se sont engagés à la relayer.

Suivez la campagne #revoirsonmedecin sur la page Facebook et partagez !
https://www.facebook.com/revoirsonmedecin

¹Sondage Chronic Panel - B3TSI pour la Fédération Française des Diabétiques, en ligne, réalisé du 29/05/2020 au soir au 08/06/2020 midi, auprès d’un échantillon de 2 400 personnes, représentatif de la population française âgées de 18 ans et plus et touchées par une maladie chronique. La représentativité est assurée par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : sexe, âge, profession, région et catégorie d’agglomération au niveau national ; et appliqués aux critères d’âge et de sexe au niveau régional.

 

 

Actualités
Catégories: Diabète

Exprimez-vous sur les besoins psychologiques fondamentaux dans le diabète

mer, 06/10/2020 - 15:50
Comment savoir si une intervention (programme d’éducation thérapeutique, atelier diététique…) a un impact sur la qualité de vie d’un patient ?
Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’évaluer la pertinence des outils de mesure, comme celui des besoins psychologiques fondamentaux des patients atteints de diabète.

Le questionnaire auquel nous vous proposons de répondre fait partie de l’étude NeedRIC, menée en collaboration entre la Fédération Française des Diabétiques et l’équipe de psychologie de la santé du laboratoire APEMAC de l’Université de Lorraine. Il a ainsi pour objectif de valider une échelle des besoins psychologiques dits de base dans le contexte de la maladie chronique.
 
Grâce à vos réponses à ce questionnaire, l’échelle permettra, quand elle sera utilisée après une action auprès des patients, de mesurer si l’intervention améliore l’état psychologique des participants. Cette étude fait également partie d’un projet plus global pour la mise en place d’interventions basées sur la pleine conscience à destination des patients atteints de maladies chroniques.

La pleine conscience correspond au fait de porter son attention délibérément sur le moment présent sans jugement de valeur, plutôt que se laisser emporter par des ruminations sur le passé ou une anticipation anxieuse du futur. Cet état d’esprit peut se travailler par le biais d’un entrainement de l’attention, notamment par des pratiques méditatives ou plus ancrées dans le quotidien. La méditation de pleine conscience permet d’augmenter la prise de conscience des expériences vécues comme l’anxiété ou la tristesse afin de développer une nouvelle relation bienveillante avec ces expériences. Il a notamment été montré qu'elle favorise le développement d'émotions positives, de stratégies d'adaptation et de capacités d'acceptation.

Autre bénéfice à participer, au-delà de votre contribution à la recherche, les questions posées vous permettront de réfléchir à l’impact du diabète sur votre vie personnelle.
 

Qui peut participer ?

Ce projet s’adresse à toutes les personnes atteintes de diabète de type 1 ou de type 2 de plus de 18 ans.

Comment participer ?

Le lien ci-dessous vous permettra d’accéder directement à ce questionnaire, sur une plateforme entièrement sécurisée https://enquetes.univ-lorraine.fr/index.php/253992?lang=fr
Le lien est actif jusqu’au 30 juin 2020. Un deuxième questionnaire, beaucoup plus court, vous sera envoyé par mail au mois de septembre, si vous choisissez de participer au deuxième temps de l’étude.  Les résultats seront publiés dans le courant du premier trimestre 2021.

Combien de temps pour répondre ?

Une quinzaine de minutes suffisent pour répondre aux questions principales de l’étude. Il est également possible de compléter des questions additionnelles, de revenir plus tard sur la page pour compléter vos réponses, ou de participer uniquement pour répondre aux questions principales.

Mes données protégées ?

Les informations que vous transmettrez dans le questionnaire seront anonymisées et seront stockées sur un serveur sécurisé de l’Université de Lorraine. Si vous avez des questions sur le questionnaire, contactez : Stéphanie Mussel, stephanie.mussel4@etu.univ-lorraine.fr

Pour répondre au questionnaire jusqu’au 30 juin :
https://enquetes.univ-lorraine.fr/index.php/253992?lang=fr

Merci à tous pour votre participation !

Actualités
Catégories: Diabète

Modes d’emplois des tests virologiques et sérologiques

ven, 06/05/2020 - 16:13
En complément de notre article datant du 24 Avril qui faisait le point sur les tests en cours, voici deux schémas permettant de vous orienter si vous vous demandez quel test effectuer et qui vous indiquent les prix et les conditions de prise en charge, les lieux de dépistages ou encore les délais pour obtenir les résultats.

5/06/2020

Que faire si je présente des symptômes du Covid-19 ou si j’ai été en contact avec une personne testée positivement ?

Quel test effectuer si je présente des symptômes (parmi lesquels : difficultés respiratoires, fièvre, toux, fatigue inhabituelle, maux de tête, courbatures, perte de goût ou d'odorat), afin de savoir si je suis contaminé et/ou contagieux ou si j'ai été en contact avec une personne testée positivement ?(applications : Contact Covid,StopCovid)

  • Tests de 1ère intention : Tests virologiques ou Tests RT-PCR

Voir la fiche dédiée

 

Quel test effectuer afin de savoir si j’ai été en contact avec le Covid-19 ?

Afin de savoir si j’ai rencontré le virus et si j’ai fabriqué des anticorps (en complément du test virologique RT-PCR pour confirmer mon diagnostic, ou si  je n’ai pas effectué un test virologique

  • Tests sérologiques : Je dois attendre un délai de 7 jours minimum après l'apparition des symptômes associés à des signes de gravité et un délai de 14 jours minimum après l'apparition des symptômes sans signesde gravité. La durée de l'immunité est encore à l'étude.

Voir la fiche dédiée

 

Sources :
https://eurekasante.vidal.fr/actualites/25005-tests-serologiques-rapides-covida-19-lesquels-par-qui-pour-qui.html?cid=eml_000870
 
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3185170/fr/la-has-se-prononce-sur-les-tests-serologiques-rapides-tdr-trod-autotests-dans-la-lutte-contre-le-covid-19
 
https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/tests-et-depistage

Crédit photo : © Adobe Stock

 

 

 

 

 

 

 

Actualités Nom du fichier: Schéma Tests virologiques ou Tests RT-PCRFichier:  schema_1.pdf Nom du fichier: Schéma Tests sérologiquesFichier:  schema_2.pdf
Catégories: Diabète

Application StopCovid : de quoi s’agit-il ?

jeu, 06/04/2020 - 17:18
Dans le cadre de la mise en œuvre du déconfinement en France, un outil a été conçu par le Gouvernement, en complément du système de traitement des données de santé déjà mis en place par l’Assurance Maladie et les Agences Régionales de Santé : le « contact tracing ». Afin de prévenir la propagation du Covid-19, une application mobile a été élaborée et a obtenu l’autorisation de lancement après une validation par la CNIL puis un avis consultatif favorable donné par l’Assemblée Nationale le 27 mai.

La Fédération Française des Diabétiques vous informe sur le fonctionnement de cette application et son utilisation.

Une application mobile à l’initiative du gouvernement

L’application mobile est développée par l’initiative du Ministère des solidarités et de la santé et le secrétariat d’État chargé du numérique, dans le cadre d’une mission d’intérêt public, avec l’aide d’institutions partenaires du Gouvernement. C’est à la suite d’une période de test que l’application voit finalement le jour. Cet outil numérique a été autorisé et rendu disponible pour le public dans l’après-midi du 2 juin. L’application mobile a été téléchargée plus de 600 000 fois par l’intermédiaire des boutiques d’applications AppStore d’Apple (avec 24 heures de retard) et Google Play d’Android.

L’objectif de l’application mobile

L’application StopCovid, correspond à une application de traçage numérique. Sa technologie s’inspire du « contact tracing » ou traçage de contact, qui a pour objet de déterminer les contacts d’un malade et de lui suggérer de se confiner dans l’objectif de briser les chaînes de contamination. Cette technologie est utilisée dans les systèmes d’informations et au moyen d’applications mobiles. D’après Marie-Paule Kieny, virologue et directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, cette technique a fait ses preuves en freinant l’épidémie d’Ebola. Mais l’efficacité de sa mise en œuvre par une application mobile reste à prouver, car elle dépend essentiellement du nombre d’utilisateurs.

Elle a pour objet de prévenir son utilisateur par une notification visible sur son smartphone à la suite d’un contact d’une durée de plus de 15 minutes, à moins d’un mètre avec une personne qui s’est déclarée positive au Covid-19 au préalable, ou à posteriori,  sur l’application. L’utilisateur informé d’un risque de contamination est ensuite invité à consulter un médecin afin de se voir prescrire un test de dépistage.  
A l’inverse de l’application StopCovid, le dispositif des fichiers de santé est un mécanisme totalement dépendant de l’Assurance Maladie et des professionnels de santé, il ne demande pas d’action aux personnes qui verront leurs informations traitées.

Sous quelles conditions l’application remplirait-elle son objectif ?

Après avoir effectué un sondage auprès des Français, le cabinet de consulting numérique Carvea relate dans une étude de la sensibilité des citoyens au traçage numérique (selon l’Observatoire de la vie digitale) le fait que « 45% des enquêtés sont contre l’utilisation de l’application ». L’utilité de l’application repose sur son nombre d’utilisateurs. Ce n’est que dans le cas où suffisamment de données des personnes contaminées par le coronavirus sont traitées que l’outil serait représentatif et utile au suivi de l’évolution de l’épidémie.

Distinction avec le système d’information des données de santé

L’application mobile et le système d’information mis en place par l’Assurance Maladie sont très différents ! Mais ils ont tous deux pour objet de prévenir la propagation du coronavirus et de protéger la santé publique en employant la technologie de traçage des contacts contaminants. Cependant, ces deux outils se distinguent par leur finalité : obligatoire pour l’une, et volontaire donc facultative pour l’autre.

Un outil principal de traitement des données de santé de l’Assurance Maladie :
Le système d’information constitué de deux fichiers correspond à un traitement des données de santé, au moyen des fichiers Si-dep et Contact Covid. Il s’agit d’une démarche de santé publique, justifiant que ce dispositif soit nécessaire pour prévenir la propagation du Covid-19. Cet outil numérique est employé de façon principale par des personnels qualifiés, soumis au secret médical et dont les missions de traitement des données sont très encadrées. Ce traitement des informations permet de suivre l’évolution de l’épidémie au niveau national et local par un système de veille et de surveillance, et de détecter et traiter les personnes  contaminées. Voir l’article Le traitement des données de santé : la Fédération fait la lumière sur le devenir de vos informations !
 

Comment fonctionne l’application mobile StopCovid ?

L’application est disponible sur smartphone, par les boutiques de téléchargement d’Apple et Google en tant que « StopCovid France ».
L’utilisation de l’application mobile StopCovid est facultative. Elle repose uniquement sur une démarche active de l’utilisateur. Ce dernier doit procéder au téléchargement, et communiquer le fait d’être contaminé ou non par le Covid-19.

Son utilisation est facilitée par le démarrage de l’application qui présente des consignes à suivre : accepter les conditions d’utilisation et maintenir le Bluetooth activé, sans lesquelles elle ne peut fonctionner. Une démarche strictement volontaire, est exigée de l’utilisateur, qui doit activer le Bluetooth de son smartphone pour partager ses informations. Les données de géolocalisation sont stockées sur le smartphone de l’utilisateur. Ces données sont échangées par l’intermédiaire de pseudonymes et au moyen du maintien activé du Bluetooth.

Quel usage de vos données ?

Selon le décret ministériel du 29 mai, StopCovid n’utilisera les informations collectées que pour une durée maximale de 6 mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire. Ce décret prévoit notamment les conditions spécifiques d’information aux personnes handicapées et aux mineurs afin que le consentement soit normalement recueilli par l’application. La CNIL a émis un avis favorable  en date du 25 mai pour la mise en place de l’application, mais demande à ce que soit fixée la garantie d’un droit à l’effacement et d’un droit d’opposition à l’utilisateur.

Il semble cependant exister un point d’interrogation d’après le média indépendant Health&Tech Intelligence qui constaterait  qu’en pratique, le droit d’effacement et le droit d’opposition ne sont pas garantis par le décret ministériel n’apportant pas de précisions sur ce point.
L’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information est l’un des acteurs chargé d’établir une expertise sur la mise en œuvre de l’application d’après le dossier de presse publié par le ministère des solidarités et de la santé le 21 mai 2020.

Les applications qui ont inspiré StopCovid

Les entreprises Apple et Google ont fait le choix de développer une application dénommée « API » dans pas moins de 22 pays, au soutien des agences publiques de santé. Cependant la France a fait le choix d’une application nationale spécifique « StopCovid France » en cohérence avec la politique d’indépendance numérique et sanitaire nationale, et exclue l’utilisation « d’API » dans le pays. La distinction entre API et StopCovid  France se trouve notamment dans le fait qu’API ne nécessite pas l’activation du Bluetooth alors que StopCovid France le requiert. En raison du fait qu’Apple et Google n’aient pas souhaité participer à l’élaboration de l’application, les développeurs français de StopCovid France ont donc dû mettre en œuvre la technologie sans fil Bluetooth.

La Corée du Sud a une longue expérience de ce type d’outils. Elle a développé une application mobile « Corona 100m » qui utilise des données GPS afin d’alerter l’utilisateur s’il se trouve à moins de 100 mètres d’une personne atteinte par le Covid-19. Néanmoins, l’ancienne technologie employée par la Corée du Sud, il y a une dizaine d’années lors des précédentes épidémies, demandait 24h pour traiter un dossier. Aujourd’hui avec ce nouveau  service centralisé « Corona 100m » il faut 10 minutes pour traiter les données d’utilisateurs (la France a fait donc le choix d’une utilisation des deux systèmes).

La Fédération s’investit pour vous tenir informés de l’actualité sur les données de santé.

Quoiqu’il en soit, respectez toujours les mesures barrières qui sont les seules mesures préventives efficaces à ce jour !

Sources :
https://www.ssi.gouv.fr/uploads/2020/04/anssi-communique_presse-20200427-application_stopcovid.pdf (Communiqué StopCovid de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information)
https://www.economie.gouv.fr/stopcovid# (Fonctionnement de l’application et partenaires de développement)
http://www.carvea.com/images/publications/Observatoire_Vie_Digitale_Tracage_Numerique.pdf (E étude de la sensibilité des citoyens au traçage numérique (selon l’Observatoire de la vie digitale) par le cabinet de consulting numérique Carvea)
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041936881&categorieLien=cid (Décret StopCovid 29 mai)
https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/stopcovid-bonne-ou-mauvaise-idee-l-application-de-tracage-en-debat-a-l-assemblee-nationale-AN16827676
https://www.franceinter.fr/societe/dix-questions-avant-d-installer-l-application-stopcovid-disponible-mardi-midi-sur-smartphone
https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/plus-de-600-000-personnes-ont-telecharge-l-application-stopcovid-20200603 (600 000 téléchargements de StopCovid le mardi 2 juin)
https://www.cnil.fr/sites/default/files/atoms/files/deliberation-2020-056-25-mai-2020-avis-projet-decret-application-stopcovid.pdf  (avis Cnil 25 mai 2020)

 

Actualités
Catégories: Diabète

Pages