Fédération Française des Associations de Malades de l'Hémochromatose

S'abonner à flux Fédération Française des Associations de Malades de l'Hémochromatose
Mis à jour : il y a 1 semaine 4 jours

Hémochromatose : un médecin spécialiste atteint de la maladie s’implique dans la sensibilisation

jeu, 06/11/2020 - 17:04
Réalisations du Dr Dominique Lannes

 

Le Docteur Dominique Lannes, hépato-gastroentérologue à Paris, a rejoint l’Association hémochromatose Paris Ile-de-France, affiliée à la FFAMH, peu après son diagnostic en 2018.

En qualité de spécialiste des maladies du foie, il s’est très vite engagé pour faire connaître cette maladie si insidieuse.

Apivia, mutuelle prévention, Groupe Macif, l’a interviewé dernièrement lui permettant ainsi de contribuer à l’effort massif de sensibilisation à l’occasion de la Semaine mondiale de l’hémochromatose – 01-07 juin 2020.

 

Cette vidéo  porte sur :

Le fonctionnement du fer

Les signes d’appel de la maladie

Les complications hépatiques, cardiaques…

L’efficacité du traitement

La nécessité d’un dépistage avant 40 ans

 

Regardez la vite

 

Ci-dessous, extrait de l’article Dépister l’hémochromatose génétique rédigé par le Dr Dominique Lannes

Le chemin du FER

A l’état normal, notre stock de fer est de 3 à 5 g, l’équivalent d’un clou, mais ce n’est pas assez pour faire sonner un détecteur de métal à l’aéroport !

C’est notre alimentation qui entretient ce stock. Par exemple, un bon steak saignant ou du boudin noir sont riches en résidus de globules rouges donc riches en fer.  Mais en réalité, tout ce que nous mangeons contient du fer en quantité plus ou moins importante. Absorbé par la partie haute de l’intestin, juste après l’estomac, il traverse les cellules intestinales puis passe dans le sang avant d’être véhiculé par un transporteur appelé la transferrine, partout où c’est nécessaire et en particulier dans la moelle osseuse, site de fabrication des globules rouges. Notre alimentation nous apporte quotidiennement 10 à 20 mg de fer mais seulement 1 à 2 mg passent dans le sang. Notre foie fabrique en effet un frein puissant à l’absorption du fer, une hormone agissant directement sur les cellules intestinales : l’hepcidine.

Cependant, le fer est si précieux à la vie que la nature veut toujours le garder comme un trésor et n’a rien prévu pour l’éliminer même en cas d’excès…

 

Lire l’intégralité de l’article du Dr Dominique Lannes

 

Brigitte Pineau

Présidente FFAMH/ AHP

 

 

Hémochromatose : il est temps de penser au dépistage – juin 2020

sam, 05/30/2020 - 07:56

La Semaine mondiale de l’hémochromatose (01-07 juin 2020), à laquelle la FFAMH s’associe, est une occasion de rappeler la nécessité de penser au dépistage de cette maladie génétique encore trop peu connue et sous-diagnostiquée en France.

Information, prévention sont indispensables pour que les malades puissent enfin être diagnostiqués avant l’apparition des complications liées à la maladie.

L’hémochromatose est une surcharge en fer d’origine génétique. Elle affecte essentiellement les sujets d’ascendance européenne, s’exprime à l’âge adulte, et est responsable de symptômes multiples et invalidants (fatigue, impuissance, rhumatismes, diabète, cirrhose, troubles cardiaques).  Elle peut être mortelle si elle n’est pas détectée précocement.

L’hémochromatose est facilement diagnostiquée par une simple prise de sang et, fait très rare pour une maladie génétique, bénéficie d’un traitement efficace, bien toléré, simple et peu coûteux : les saignées.

Jusqu’à présent, le bien-fondé de la mise en place d’un dépistage de population est resté débattu. Une étude britannique récente, portant sur plus de 450 000 sujets volontaires, âgés de 40 à 70 ans et suivis sur une durée moyenne de 7 ans, apporte des données épidémiologiques cruciales. Elle permet en effet de conclure d’une part à la très forte prévalence du profil génétique prédisposant (plus de 6 sujets sur 1000), d’autre part à la fréquence des complications tout particulièrement hépatiques, articulaires et cardiaques. Cette étude fournit des données incontournables qui doivent conduire à reconsidérer l’attentisme, qui était jusqu’à ce jour de mise, vis-à-vis d’une détection systématique de la population quant au risque hémochromatosique.

* Pilling L.C. et coll. British Medical Journal 2019 ; 364 : K5222 l doi:10.1136/bmj.k5222

Rédigé par le Pr Pierre Brissot, Membre de l’Académie nationale de médecine

Conseil scientifique de la FFAMH

 

Suivez-nous sur Facebook durant cette Semaine de sensibilisation à l’hémochromatose (01-07 2020). Des séquences vidéos vous y attendent tous les jours…

EFS : Sécurité transfusionnelle et recherche – 7 avril 2020

lun, 05/04/2020 - 11:51

Dans le contexte de l’épidémie du COVID-19, les Conseils Nationaux d’Echange de l’Etablissement français du sang se sont réunis pour la seconde fois en conférence téléphonique le 7 avril 2020 autour de deux sujets majeurs : – l’état des stocks de produits sanguins labiles – la sécurité transfusionnelle et les mesures prises dans le cadre du risque virémique. En fin de conférence seront abordés les quelques grandes lignes de la Recherche.

Brigitte Pineau et le Dr Françoise Courtois, respectivement présidente et secrétaire générale de la FFAMH ont participé à cette réunion.

 

Rappel du président François Toujas en début de séance : il s’agit d’une crise inédite et très probablement de longue durée; ’il sera nécessaire d’assurer la fourniture de produits sanguins labiles (PSL) durant toute la période (croissance, décroissance et déconfinement) en tenant compte de la reprise de l’activité chirurgicale programmée.

 

Lire l’intégralité du compte-rendu rédigé par le Dr Françoise Courtois le 30 avril 2020

 

Hygiène à la maison – Covid-19 – Source Académie nationale de Médecine

jeu, 04/09/2020 - 16:15
L’Académie nationale de Médecine a publié un communiqué de presse, en date du 7 avril 2020, intitulé : Hygiène à la maison : Un rempart contre le Covid-19 pour se protéger du SARS-CO V – 2.

 

Le SARS-CO-V-2 se transmet :

Principalement :

  • Par les gouttelettes émises par le nez et la bouche (postillons), lors de la toux, des éternuements, mais aussi lors de la parole, des chants et des cris ;
  • Par contact direct entre personnes : poignée de mains, accolade, embrassade ;

Secondairement par contact indirect : objets contaminés par une personne infectée.

 

Le risque de contamination ne disparaît pas lorsqu’on rentre au domicile, bien au contraire.

 

L’Académie nationale de Médecine tient à rappeler les recommandations fondamentales d’hygiène à la maison qu’il est indispensable d’observer, dans le contexte épidémique actuel, surtout dans les familles avec enfants. Le respect de ces règles réduit considérablement le risque de transmettre ou de contracter le virus au sein de la maisonnée ; Il protège aussi de la transmission d’autres virus (rhume, grippe, gastro-entérite…) et de bactéries pathogènes.

 

Dans ce Communiqué de presse :

 

Règles d’hygiène respiratoire

  • Se couvrir la bouche et le nez…
  • Maintenir une distance d’au moins un mètre…
  • Eviter de se toucher le visage, le nez, les yeux, la bouche…
  • Aérer le logement…

 

Lavage fréquent des mains

  • Quand ?
  • Comment ?

Alternative au lavage des mains

 

Hygiène de l’environnement

  • Provisions apportées dans le logement
  • Surfaces du logement manipulées souvent et par tous (poignées de portes)
  • Téléphones portables, télécommandes, claviers et souris d’ordinateur
  • Aliments
  • Animaux domestiques

 

Lire l’intégralité du Communiqué de Presse de l’Académie nationale de Médecine

 

 

Brigitte Pineau – Présidente FFAMH

Comment gérer le stress durant cette pandémie – Source OMS

dim, 04/05/2020 - 17:31

Alors que nous entrons dans la troisième semaine de confinement, situation inédite qui nous oblige inexorablement à puiser en nous des ressources nouvelles, certains, en proie à un profond mal-être  vivent dans un stress permanent et ne parviennent pas à surmonter leurs difficultés.

Nous vous suggérons de prendre connaissance des recommandations émanant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) afin de faire face au stress qui vous submerge en cette période de Covid-19.

 

 

 

Brigitte Pineau – Présidente FFAMH

Etat des stocks et mesures prises par l’EFS – 19 mars 2020

ven, 03/27/2020 - 17:13

Dans le cadre de l’épidémie du COVID 19, l’Etablissement français du sang a réuni le 19 mars 2020 en conférence téléphonique les membres des Comités nationaux d’échange autour de deux sujets majeurs – l’état des stocks de produits sanguins labiles et les collectes de sang, – les mesures prises dans le cadre du risque virémique et du risque de contagion du personnel de l’EFS et des donneurs de sang volontaires.

Les CNE, institués par l’EFS en 2018 dans le cadre de la mise en place d’une démarche nationale de Démocratie Sanitaire, a pour objectif de mener des réflexions et des actions en transfusion sanguine en concertation avec ses partenaires associatifs et acteurs de santé. La Fédération française des malades de l’hémochromatose (FFAMH) est membre de la CNE depuis 2 ans.

Brigitte Pineau et Françoise Courtois, respectivement présidente et secrétaire générale de la FFAMH, ont participé à cette conférence téléphonique du 19 mars 2020.

 

Lire l’intégralité du compte-rendu rédigé par le Docteur Françoise Courtois

Arrêt de travail à titre préventif

mer, 03/25/2020 - 09:26

Dans le cadre des mesures de prévention visant à limiter la propagation du coronavirus, vous avez pu lire que peuvent bénéficier d’un arrêt de travail à titre préventif les personnes en ALD au titre d’une maladie chronique active du foie et cirrhose, les maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé.

Vous nous interrogez pour savoir si, atteint d’hémochromatose, vous pouvez déposer une demande d’arrêt de travail sur le site de l’Assurance maladie.

Notre Conseil scientifique, le Pr Pierre Brissot, professeur émérite, Membre de l’Académie de médecine, répond à cette question par l’affirmative.

  • Oui, l’hémochromatose est une maladie métabolique héréditaire
  • Oui l’hémochromatose nécessite un traitement prolongé: il aurait pu, à la rigueur, y avoir un doute si la formulation avait été traitement prolongé continu puisque dans l’hémochromatose il s’agit d’un traitement prolongé séquentiel. Dans la mesure où cette précision n’est pas apportée, peut-être à dessein, la réponse peut être positive  d’autant qu’il s’agit d’un traitement prolongé « à vie ».
  • Oui l’hémochromatose nécessite un traitement spécialisé : en effet, les saignées constituent un traitement spécifique universellement reconnu de la maladie. Il est à noter que la formulation manque de précision : il est possible que, dans l’esprit du législateur, le terme « spécialisé » fasse plutôt référence à des traitements de type remplacement d’enzyme déficiente (comme dans la maladie de Gaucher) mais, dans la mesure où cette précision n’est pas apportée, peut-être à dessein, la réponse peut être positive, d’autant qu’il serait aberrant que l’hémochromatose, qui est l’une des rares maladies héréditaires du métabolisme pouvant bénéficier d’un traitement simple, efficace et bien toléré, soit exclue du cadre considéré.

Le Professeur Pierre Brissot apporte deux commentaires supplémentaires : 

  1. Il convient que le (la) malade demandeur (se) de l’arrêt de travail réponde bien aux critères diagnostiques de l’hémochromatose, à savoir l’association d’une homozygotie pour la mutation C282Y (présence de la mutation en double exemplaire : C282Y/C282Y) et d’une surcharge en fer dûment authentifiée ayant conduit (ou conduisant) à la prescription de saignées.
  2. 2. Au cas où l’hémochromatose est compliquée de cirrhose, il s’agit d’un deuxième motif de réponse positive.

Comment procéder pour formuler une demande

Si vous ne pouvez télé-travailler, vous pouvez, en vous rendant sur le site declare.ameli.fr, faire une demande d’arrêt de travail auprès de l’Assurance Maladie. Votre arrêt pourra être établi rétroactivement à compter du vendredi 13 mars pour une durée initiale de 21 jours. Il sera éventuellement renouvelable selon les mêmes modalités en fonction de l’évolution des recommandations des autorités sanitaires.

Si vous êtes salarié ou contractuel de la fonction publique, l’Assurance Maladie vous enverra ensuite le volet 3 de l’arrêt de travail à adresser à votre employeur qui se chargera de transmettre vos éléments de salaire.

Si  vous êtes travailleur indépendant ou autoentrepreneur, l’Assurance Maladie procédera automatiquement au versement de vos indemnités journalières sur la base de vos revenus déclarés.

Brigitte Pineau – 25 mars 2020

Déplacements pour motif de santé

lun, 03/23/2020 - 09:26

Le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire a été publié ce mardi 23 mars au Journal Officiel.

En ce qui concerne nos déplacements pour motif de santé durant cette période, il convient de retenir que :

Tous les déplacements sont interdits « à l’exception des consultations et soins pouvant être assurés à distance et, sauf pour les patients atteints d’une affection de longue durée, de ceux qui peuvent être différés ».

Autrement dit, si vous trouvez une structure de soins prête à vous accueillir pour saignées thérapeutiques, vous allez pouvoir poursuivre votre traitement à condition de vous munir d’une attestation de déplacement dérogatoire.

Brigitte Pineau

23 mars 2020

Informations COVID-19

lun, 03/23/2020 - 09:24
L’hémochromatose expose-t-elle à un risque particulier face au coronavirus ?

 

Cette question est, dans l’actualité virologique actuelle si critique, naturellement posée par de nombreux(ses) patient(e)s. Les éléments de réponse suivants peuvent être proposés :

1.       Il n’existe aucune donnée à ce jour sur Hémochromatose et Covid-19 ;

2.       La surcharge en fer peut être un facteur favorisant des infections, qu’elles soient bactériennes ou virales, car nombre d’agents infectieux utilisent le fer pour se développer ;

3.       En l’absence de surcharge en fer, et donc chez un sujet hémochromatosique en traitement d’entretien, avec une ferritinémie maintenue dans la zone de normalité (idéalement de l’ordre de 50 ng/mL), il n’y a aucune raison de penser à une augmentation du risque viral ;

4.    Les principales réserves concernent trois types de situations hémochromatosiques : i) en cas de forte surcharge en fer (réserve théorique) ; ii) en cas de diabète hémochromatosique (le diabète en lui-même pouvant favoriser les infections), et iii) en cas d’atteinte articulaire avec prise d’anti-inflammatoires (ces médicaments venant d’être rapportés comme facteur de gravité chez le sujet porteur du Covid-19).

Mais redisons qu’un(e) patient(e) hémochromatosique sans surcharge en fer ni diabète ni prise d’anti-inflammatoires ne se différencie pas d’un sujet non hémochromatosique… et qu’il (elle) doit donc avant tout, comme toute personne en cette période sanitairement très préoccupante, suivre avec la plus grande rigueur les règles de mesures « barrières » et de distanciation sociale et familiale.  

 

Pr Pierre Brissot, Professeur émérite, Membre de l’Académie de médecine

16 mars 2020

 

Poursuite collecte de sang – Covid 19

mer, 03/18/2020 - 23:48
La FFAMH se fait le porte-parole de son partenaire EFS

 

En cette période de confinement, l’Etablissement français du sang vous informe que les citoyens sont autorisés à se déplacer pour aller donner leur sang sur les sites de collecte, sous réserve qu’ils remplissent l’attestation officielle ou une déclaration sur l’honneur indiquant aller donner leur sang, au motif de « assistance aux personnes vulnérables ».

 

La collecte doit impérativement se poursuivre malgré le confinement.

 

Réserves actuelles en globules rouges : moins de 15 jours

réserves actuelles en plaquettes : moins de 3 jours

 

Pour rappel :

Les globules rouges se conservent au maximum 42 jours

Les plaquettes se conservent au maximum 7 jours

 

Toutes les mesures de précaution sont mises en œuvre pour éviter les risques de transmission du virus.

 

Lire le communiqué de presse de l’EFS

 

Les patients hémochromatosiques, répondant aux critères du don de sang, peuvent sous certaines conditions effectuer des dons-saignées dans tous les sites transfusionnels fixes de l’Etablissement français du sang et du Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) :

  • Sur présentation d’une attestation stipulant que 5 saignées thérapeutiques ont déjà été réalisées dans une structure de soins ;
  • Sur présentation d’une prescription médicale de moins d’un an, indiquant le volume à soustraire (420 mL, 450 mL ou 480 ML), la fréquence et l’objectif à atteindre ;
  • Dans le respect des critères de sélection des donneurs.

Pour savoir où donner : dondesang.efs.sante.fr                     

Foie hémochromatosique et coronavirus

mer, 03/18/2020 - 22:07
Le foie hémochromatosique est-il plus vulnérable en cas d’infection à coronavirus ?

 

Bien que le foie soit, dans l’hémochromatose,  à la fois un lieu préférentiel de stockage du fer et susceptible, au fil du temps, de développer une fibrose (voire dans les cas les plus évolués une cirrhose), on ne doit pas mettre l’atteinte hépatique hémochromatosique au même niveau que les autres maladies hépatiques chroniques (virales ou alcooliques, par exemple) : en effet, la grand particularité du foie hémochromatosique est de conserver un excellent fonctionnement (même en cas de fibrose évoluée).

Il n’y a donc pas de raison de penser que le foie hémochromatosique soit plus vulnérable en cas d’infection à coronavirus, surtout s’il n’a pas de fibrose (ce qui est le cas le plus fréquent) et si toute surcharge en fer a été éliminée (et que l’on se trouve donc en phase de “simple” traitement d’entretien).

 

Pr Pierre Brissot

Professeur émérite, Membre de l’Académie nationale de médecine et Conseil scientifique de la FFAMH

18 mars 2020

 

 

Poursuite collecte de sang – Covid 19

mer, 03/18/2020 - 09:26

La FFAMH se fait le porte-parole de son partenaire l’Etablissement français du sang

En cette période de confinement, l’EFS vous informe que les citoyens sont autorisés à se déplacer pour aller donner leur sang sur les sites de collecte, sous réserve qu’ils remplissent l’attestation officielle ou une déclaration sur l’honneur indiquant aller donner leur sang, au motif de « assistance aux personnes vulnérables ».

Pour rappel : Les globules rouges se conservent au maximum 42 jours . Les plaquettes se conservent au maximum 7 jours

Toutes les mesures de précaution sont mises en œuvre pour éviter les risques de transmission du virus. 

Lire le communiqué de presse de l’EFS

Les patients hémochromatosiques, répondant aux critères du don de sang, peuvent sous certaines conditions effectuer des dons-saignées dans tous les sites transfusionnels fixes de l’Etablissement français du sang et du Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) :

  • Sur présentation d’une attestation stipulant que 5 saignées thérapeutiques ont déjà été réalisées dans une structure de soins ;
  • Sur présentation d’une prescription médicale de moins d’un an, indiquant le volume à soustraire (420 mL, 450 mL ou 480 ML), la fréquence et l’objectif à atteindre ;
  • Dans le respect des critères de sélection des donneurs

Brigitte Pineau – 18 mars 2020

Risque d’interruption des saignées pour cause de Covid-19

mer, 03/18/2020 - 09:25

En cette période de pandémie, vous risquez de rencontrer des difficultés pour poursuivre votre traitement, que ce soit à l’hôpital,  en cabinets infirmiers, Maisons médicales ou Centres de santé comme vous n’avez pas manqué de nous le signaler.

Notre Conseil scientifique, le Pr Brissot, Professeur émérite, Membre de l’Académie de médecine, répond à vos interrogations.

Il convient de considérer :

Le patient en phase d’induction : Dans cette phase initiale, les saignées sont généralement prescrites à un rythme hebdomadaires afin d’éliminer la surcharge en fer. Dans ce cas, la poursuite des saignées est tout à fait requise.

Le patient en phase d’entretien : Dans cette phase, le rythme des saignées varie d’un malade à l’autre, (une saignée tous les mois à tous les 3-4 mois). Il n’y a alors aucun problème à différer le traitement jusqu’à ce que la pandémie soit derrière nous. il sera bon alors, avant de reprendre les saignées, de vérifier ferritine et coefficient de saturation de la transferrine.

Professeur Brissot

18 mars 2020

Le foie hémochromatosique est-il plus vulnérable en cas d’infection à coronavirus ?

mer, 03/18/2020 - 09:25

Bien que le foie soit, dans l’hémochromatose,  à la fois un lieu préférentiel de stockage du fer et susceptible, au fil du temps, de développer une fibrose (voire dans les cas les plus évolués une cirrhose), on ne doit pas mettre l’atteinte hépatique hémochromatosique au même niveau que les autres maladies hépatiques chroniques (virales ou alcooliques, par exemple) : en effet, la grand particularité du foie hémochromatosique est de conserver un excellent fonctionnement (même en cas de fibrose évoluée).

Il n’y a donc pas de raison de penser que le foie hémochromatosique soit plus vulnérable en cas d’infection à coronavirus, surtout s’il n’a pas de fibrose (ce qui est le cas le plus fréquent) et si toute surcharge en fer a été éliminée (et que l’on se trouve donc en phase de “simple” traitement d’entretien).

Pr Pierre Brissot

Professeur émérite, Membre de l’Académie nationale de médecine et Conseil scientifique de la FFAMH

18 mars 2020

Hemochromatose et Coronavirus

mar, 03/17/2020 - 11:57

L’hémochromatose expose-t-elle à un risque particulier face au coronavirus ?

 

Cette question est, dans l’actualité virologique actuelle si critique, naturellement posée par de nombreux(ses) patient(e)s. Les éléments de réponse suivants peuvent être proposés :

1.       Il n’existe aucune donnée à ce jour sur Hémochromatose et Covid-19 ;

2.       La surcharge en fer peut être un facteur favorisant des infections, qu’elles soient bactériennes ou virales, car nombre d’agents infectieux utilisent le fer pour se développer ;

3.       En l’absence de surcharge en fer, et donc chez un sujet hémochromatosique en traitement d’entretien, avec une ferritinémie maintenue dans la zone de normalité (idéalement de l’ordre de 50 ng/mL), il n’y a aucune raison de penser à une augmentation du risque viral ;

4.    Les principales réserves concernent trois types de situations hémochromatosiques : i) en cas de forte surcharge en fer (réserve théorique) ; ii) en cas de diabète hémochromatosique (le diabète en lui-même pouvant favoriser les infections), et iii) en cas d’atteinte articulaire avec prise d’anti-inflammatoires (ces médicaments venant d’être rapportés comme facteur de gravité chez le sujet porteur du Covid-19).

Mais redisons qu’un(e) patient(e) hémochromatosique sans surcharge en fer ni diabète ni prise d’anti-inflammatoires ne se différencie pas d’un sujet non hémochromatosique… et qu’il (elle) doit donc avant tout, comme toute personne en cette période sanitairement très préoccupante, suivre avec la plus grande rigueur les règles de mesures « barrières » et de distanciation sociale et familiale.  

 

Pr Pierre Brissot, Professeur émérite, Membre de l’Académie de médecine

16 mars 2020

 

L’hémochromatose expose-t-elle à un risque particulier face au coronavirus ?

lun, 03/16/2020 - 09:24

Cette question est, dans l’actualité virologique actuelle si critique, naturellement posée par de nombreux(ses) patient(e)s. Les éléments de réponse suivants peuvent être proposés :

1.       Il n’existe aucune donnée à ce jour sur Hémochromatose et Covid-19 ;

2.       La surcharge en fer peut être un facteur favorisant des infections, qu’elles soient bactériennes ou virales, car nombre d’agents infectieux utilisent le fer pour se développer ;

3.       En l’absence de surcharge en fer, et donc chez un sujet hémochromatosique en traitement d’entretien, avec une ferritinémie maintenue dans la zone de normalité (idéalement de l’ordre de 50 ng/mL), il n’y a aucune raison de penser à une augmentation du risque viral ;

4.    Les principales réserves concernent trois types de situations hémochromatosiques : i) en cas de forte surcharge en fer (réserve théorique) ; ii) en cas de diabète hémochromatosique (le diabète en lui-même pouvant favoriser les infections), et iii) en cas d’atteinte articulaire avec prise d’anti-inflammatoires (ces médicaments venant d’être rapportés comme facteur de gravité chez le sujet porteur du Covid-19).

Mais redisons qu’un(e) patient(e) hémochromatosique sans surcharge en fer ni diabète ni prise d’anti-inflammatoires ne se différencie pas d’un sujet non hémochromatosique… et qu’il (elle) doit donc avant tout, comme toute personne en cette période sanitairement très préoccupante, suivre avec la plus grande rigueur les règles de mesures « barrières » et de distanciation sociale et familiale.  

Pr Pierre Brissot, Professeur émérite, Membre de l’Académie de médecine

16 mars 2020